2èRDHDS.

2èRDHDS.


Bien plus qu'une passion, c'était un mode de vie.
L'excellence par exigence.


"Il te faut juste tourner la page, accepter, pour pouvoir enfin continuer"
Mais encore faut-il en avoir la force et l'envie.
Et même si rien ne sera plus jamais comme avant, on tachera de faire avec, ne serait-ce que pour lui, et pour cet avenir qu'on a tant convoité, et même si désormais le rêve restera un rêve. Après tout, c'est l'inaccessible qui attire, et depuis ce départ, il est bien trop présent. Donc on se battra pour cette objectif qu'on n'atteindra pas, juste histoire d'avoir voulu jusqu'au bout et d'avoir tout fait; ne pas avoir à regretter nos actes, ou leur absence. On se relève parfois vraiment péniblement, même si ce futur qu'on nous offre n'est pas si mauvais. L'idylle que l'en avait construite s'éffondre, mais peut-on ne pas en reconstruire une autre? Elle est prête à nous prouver que si, et même si ce n'est que très peu plausible, on la laissera faire; puisqu'après tout, ne souhaitons pas tous avoir une chance?
La mienne est passée, peut-être une seconde viendra, mais aujourd'hui je lui laisse la sienne.






# Posté le dimanche 01 juin 2008 15:52

Modifié le mardi 03 novembre 2009 05:04



"Je te regarde dormir et Dieu que tu es belle. Tu te retournes dans cette dernière nuit où tu frissones, je te serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurai voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers. Tes traits sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois de mon existence, je suis triste et heureux à la fois.
C'est la fin de notre moment, le début d'un souvenir qui durera pour moi l'éternité. Il y avait en chacun de nous tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis.
Je partirai au lever du jour, je m'éloignerai pas à pas, pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à l'ultime instant. Je disparaîtrai derrière cet arbre pour me rendre à la raison du pire. En les laissant m'abattre, nous sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles que soient les offenses. Rentre, mon amour, retourne dans cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurai voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir de tes fenêtres les matins qui se lèvent sur des horizons que je ne connais pas mais dont je sais qu'ils sont les tiens. Tu as réussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je voudrai désormais que ton coeur me recouvre et ne plus jamais voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux.
Là où tu n'existes pas, je n'existe plus. Nos mains ensemble en inventaient une à dix doigts; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient, je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute: où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Tu es mon Bachert,
Je t'aime"

L.










# Posté le jeudi 10 juillet 2008 20:23

Modifié le mardi 03 novembre 2009 04:29

Claudie A.

Claudie A.



Il est parfois facile d'être satisfait de certaines choses. ♥





# Posté le jeudi 28 février 2008 04:45

Modifié le mardi 03 novembre 2009 05:11

09.05.09


"Et ça le démolissait.
Il essaya de lutter, refoulant ses souvenirs comme il savait si bien le faire depuis des années. [...] Mais ses mécanismes de défense semblaient aujourd'hui inopérants. Au lieu de retrouver un semblant de sénérité, il constata que ses paupières le brûlaient.

[...]

Des larmes plein les cils, il posa ses mains sur la paroi de verre et approcha son visage de la fenêtre. Comme devant un miroir, il aperçut son reflet dans la vitre. Depuis combien de temps ne s'était-il pas vraiment regardé dans une glace?
Il avait devant lui un homme faible et seul, plein de contradicitions. Un homme au bord du gouffre, brisé par le chagrin et la honte. Un homme engagé dans une lutte contre lui-même. Une lutte sans merci contre son ennemi intime: ce personnage [...] qu'il avait construit de toutes pièces, ce double plus que parfait qui lui avait apporté notoriété et fortune, mais qui, en prenant le contrôle de sa vie, avait fini par le détruire.
Il cligna des yeux et sentit les larmes qui coulaient le long de ses joues. [...] Jamais, peut-être, il ne s'était senti aussi vulnérable, comme si un barrage avait cédé à l'intérieur de lui, laissant libre cours au flux de ses émotions. Sans doute ne pouvait-on pas vivre indéfiniment dans la maîtrise et le refus de toute sensibilité.

[...]

Tout ce qu'il voulait, c'était rester seul, cloîtré. Tirer les rideaux et se soûler jusqu'à l'agonie. S'offrir une vraie défonce, un lavage de cerveau à la vodka, passeport temporaire pour un ailleurs ouaté, un monde plus léger [...], un paradis artificiel où personne ne dormirait dans des cartons, où les voitures piégées n'exploseraient pas dans les rues, où la calotte glaciaire ne fondrait pas à vitesse grand V et où le cancer ne serait encore qu'un signe astrologique.
A présent, son visage n'était plus qu'à quelques millimètres du mur de verre, dernier rempart contre le vide. Il baissa les yeu. La vue était vertigineuse [...].
Cent vingt mètres plus bas, sur les trottoirs, dans les restaurants, les parcs et les commerces, la vie suivait son cours, mais [il] n'était déjà plus du côté de la vie. A cet instant, il éprouvait surtout la sensation de se précipiter dans le vide, d'en finir d'une façon ou d'une autre pour faire taire la douleur."


'N'avez-vous jamais eu l'impression que votre vie vous échappait? N'avez-vous jamais eu l'impression de vivre dans un monde de pacotille? Un monde dans lequel nos désirs sont façonnés par la publicité, un monde dans lequel notre consommation dépend du regard de notre voisin et notre façon de penser de ce que l'on entend à la télé...

[...]

Nous devons oser changer, oser devenir acteurs de notre propre vie, prendre le risque de partir à la découverte de nous-même.

[...] le destin n'existe pas. [...] on doit assumer l'entière responsabilité de ce qui nous arrive, [...] chaque individu porte en lui une aptitude au bonheur qu'il a intérêt à cultiver.

[...]

Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer, car vous ne savez jamais combien de temps il vous reste au compteur. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour [le moment où l'on se rend compte que l'on ne peut plus revenir en arrière. Le moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance], mais il est alors trop tard.'





Ce point de non-retour existe-t-il vraiment? Nous détruisons-nous autant?
Arrêtons le questionnement; vivre au présent, se prendre au jeu et ne rien répliquer.




# Posté le samedi 07 juin 2008 03:56

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 19:25